Identité erronée – l’affaire Mamadi III Fara Camara

17 mars 2021

Après une violente arrestation et avoir passé six jours derrière les barreaux, l’étudiant au doctorat montréalais Mamadi III Fara Camara a été libéré et disculpé de toutes les accusations en raison d’une erreur d’identité en février 2021.

Camara avait été témoin de l’agression d’un agent et avait fait ce que toute personne à l’esprit civique ferait: il a appelé le 9-1-1 et est resté sur les lieux pour fournir son témoignage à la police. C’était tout à fait inattendu, lorsque la police s’est présentée à son domicile quelques heures plus tard, l’a forcé au sol et lui a mis une botte au visage avant de l’emmener, menotté.

En quelques minutes, le jeune homme de 31 ans est passé du statut de bon samaritain à celui d’être accusé de tentative de meurtre sur un policier. Sa maison a été retournée à la recherche de l’arme utilisée lors de l’attaque et sa femme, enceinte de jumeaux, a dû faire face au traumatisme de voir son mari blessé et emmené par la police – les mêmes personnes qu’il a essayé d’aider seulement quelques heures plus tôt.

Innocent jusqu’à preuve du contraire

Dans des situations comme celle-ci où la police a identifié et inculpé la mauvaise personne, la présomption d’innocence, le principe juridique selon lequel vous êtes innocent jusqu’à preuve du contraire est essentiel. Des accidents tels qu’une erreur d’identité peuvent se produire et se produisent. Heureusement, dans le cas de Mamadi III Fara Camara, des tests ADN à partir des preuves de la scène du crime ont prouvé son innocence avant même que l’affaire ne soit portée devant le tribunal et que son séjour en prison se soit terminé au bout de six jours.

Même sans la preuve ADN, un juge aurait dû considérer M. Camara comme innocent des accusations jusqu’à ce que des preuves suffisantes aient été présentées pour prouver sa culpabilité hors de tout doute raisonnable. À part le fait que l’agresseur présumé se trouvait à proximité de la scène du crime au moment de l’agression, nous ne saurons probablement jamais pourquoi la police pensait que M. Camara avait commis le crime. De même, on ne saura jamais comment un procès se serait déroulé dans cette situation, car la preuve ADN l’a disculpé relativement rapidement (bien que personne ne veuille passer près d’une semaine en prison à attendre des preuves).

Toutes les personnes identifiées par erreur et accusées d’un crime n’ont pas la même chance que M. Camara. Tous les cas n’ont pas de preuves ADN claires qui prouvent l’innocence avant que l’affaire ne soit jugée. Tous les cas d’identité erronée ne se terminent pas par une exonération des accusations et des excuses du commissaire de police. Même avec la loi de votre côté, il est important de défendre votre innocence avec l’aide d’un avocat.

Avez-vous été identifié par erreur pour un crime?

Si vous avez été accusé d’un crime que vous n’avez pas commis, vous pourriez être victime d’une erreur d’identité. Les affaires judiciaires ne consistent pas toujours à prouver si un crime a été commis ou non, elles consistent également à prouver que la personne accusée du crime était en fait l’auteur.

  1. Appelez votre avocat.

Ce n’est qu’alors que vous pourrez rester calme et avoir confiance que la loi est conçue pour vous protéger.

N’oubliez pas que vous êtes innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit prouvée, mais gardez également à l’esprit que vous avez besoin d’un bon avocat pour défendre votre innocence.

  1. Voir l’étape 1!

Il est facile de supposer que les cas d’identité erronée se résoudront d’eux-mêmes lorsque le véritable coupable sera attrapé. Mais gardez à l’esprit que si la police estime avoir la bonne personne en garde à vue, l’enquête pourrait ne pas continuer à rechercher d’autres suspects potentiels. Si vous avez été identifié par erreur et accusé d’un crime que vous n’avez pas commis, prenez des mesures immédiates en contactant un avocat pour vous aider à faire valoir vos droits légaux.